Le Cheval Blanc

Même si la carte reste un peu timide, le chef montre quelques jolis tours sans abandonner le style classique. Il réussit remarquablement les terrines (la compotée de lapereau aux gros morceaux confits, le foie gras mi-cuit) et ne néglige pas les poissons (rouget, truite de mer sur un lit de lentilles vertes). Une bonne tatin, à la décoration fruitière, une cave modeste pour rester en région (cheverny, menetou...).

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Auberge du Cheval Blanc

L'hôtel occupe une sorte de place en patte d'oie dont les diagonales, bordées de longères en briques et colombages, se perdent au loin dans la forêt. Devancée par une terrasse avec tables en teck et parasols blancs, sa façade est des plus accueillantes. A l'intérieur, le petit salon et la salle de restaurant affichent un beau style rustique sans excès comme en témoignent le vieux pavage en terre cuite, la cheminée souvent en activité, quelques trophées ou tableaux de chasse... C'est sobre, élégant, chaleureux : une magistrale reconstitution de campagne. A l'étage, partiellement distribuées par un balcon-coursive avec accès direct sur l'extérieur, les chambres sont également une réussite de confort, de simplicité et d'élégance (moquette vert foncé à pointillé brique, tissus de marque associés à des petits meubles peints dans un rappel de coloris, agréables salles de bains claires et lisses). L'autre atout du Cheval Blanc est incontestablement la table. Formé notamment chez Vigato, le chef réalise en effet ici une cuisine sobre et saine avec toujours une petite touche subtile qui lui donne sa vivacité, alors qu'en salle sa jeune épouse veille à la bonne marche du service. Une précieuse découverte, déjà très prisée des chasseurs gastronomes.

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Cheval Blanc

Cette institution solognote était malheureusement tombée dans l'oubli. Un jeune couple entreprend de la faire revivre, et les travaux sont allés bon train ces deux dernières années. Les chambres sont agréables, très calmes, aménagées dans une annexe-grenier. Dans la salle où tout est parfaitement à sa place, le chef fait d'admirables terrines (compotée de lapereau, foie gras mi-cuit), se laisse aller à quelques expériences inintéressantes avec l'arrivage (truite de mer aux épices et aux lentilles vertes) avant de revenir à la chasse le moment venu. On accompagne d'un bon sauvignon extrait d'une carte courte et honnête (sancerre, menetou...) et, à quelques kilomètres de Lamotte-Beuvron, on ne manque pas de viser la bonne tarte Tatin, servie avec une inutile décoration fruitière.

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